Skip to navigation (Press Enter) Skip to main content (Press Enter)

La section romande de l'Association Suisse des Techniciens en Radiologie Médicale a décidé de participer à la sensibilisation du cancer du sein. Deux actions dédiées à la mammographie de dépistage ont été lancées dont une conférence “la mammographie est-ce douloureux?” qui aura lieu jeudi 3 octobre à Sion ainsi que la diffusion chaque vendredi de courtes vidéos informatives. En parcourant ce site, vous découvrirez également le rôle du Technicien en radiologie médicale (TRM), notamment dans le cadre de la mammographie de dépistage. 

Et voici la première !

La détection

La radioprotection

La compression

Les angoisses - dès le 25.10

La mammographie, ce n'est pas douloureux !

La mammographie est dans la grande majorité des cas effectuée sans douleurs car:

  • La technologie a bien évolué
  • La compression est beaucoup plus faible 
  • L'exposition, donc le temps de compression est plus court
  • Les technicien-ne-s en radiologie médicale en mammographie de dépistage assurent un soutien et un accompagnement tout au long de l'examen.

Pour toutes ces raisons la mammographie permet, outre une meilleure détection des pathologies mammaires, un certain confort des patientes. 

La palpation correcte des seins - Hirslanden

Comparaison des doses

La mammographie ? A quoi on s'attend - Michèle Bernier

La mammographie au masculin

Comment se passe une mammographie - petit explicatif

Mammographie et dépistage organisé du cancer du sein

Télécharger le guide de palpation

Notre action dans les médias valaisans

Et le rôle du Technicien en radiologie médicale (TRM) ? Parlons-en !

Dans le cadre de la mammographie de dépistage, le Technicien en radiologie médicale a un rôle primordial. Le diagnostic dépend considérablement de la qualité des images effectuées. Le positionnement et la compression sont 2 facteurs qui doivent être entraînés pour être maîtrisés. L'accueil et l'accompagnement des patientes en sont 2 autres tout aussi important et qui nécessitent des compétences particulières. Ainsi, la certification de TRM en mammographie de dépistage est exigeante. Elle demande notamment d'effectuer un minimum annuel de mammographies ainsi qu'une évaluation annuelle et des formations continues attestées pour obtenir la reconnaissance. 

“La texture du sein mammographié, désincarné, a l’apparence d’une sorte d’ouate que vous auriez distendue : elle sera composée de vides, de pleins, s’organisant de façon aléatoire selon la façon dont vous auriez étiré votre ouate. Cette structure filaire est plus ou moins dense, compacte ou au contraire aérée, elle change d’une femme à l’autre, d’un cycle menstruel à l’autre chez la même femme, d’une année à l’autre, elle réagit aux traitements hormonaux, aux modifications physiologiques hormonales, aux changements du poids. C’est comme une trame mouvante qui dissimulera ou au contraire simulera une lésion selon la compression, l’incidence réussie ou insuffisamment comprimée.“(par Dr Cécile Bour, 2017, par Cancer Rose)

Malheureusement nécessaire, la compression aide à bien étaler la glande mammaire afin de créer une image de haute qualité pour une meilleure lecture par le médecin radiologue. Imaginez une grappe de raisins posée sur votre table. Il est difficile de distinguer clairement les raisins du dessous si ces derniers ne sont pas déplacés. La compression appliquée permet de séparer les structures à l’intérieur du sein. En conclusion, grâce à cette pression exercée, cela permet d' :

  • D'obtenir une image plus complète de la glande mammaire
  • D'apporter un cliché de haute résolution pour une interprétation plus minutieuse
  • D'augmenter la radioprotection
  • Réduire les mouvements ou les flous

La compression est la partie la plus délicate de l’examen. Effectivement, elle peut être désagréable voir même douloureuses pour certaines patientes. Si vous êtes encore cyclée, n’hésitez pas à prendre rendez-vous le moment le plus opportun. Le/-a technicien/-ne en radiologie médicale est à votre écoute lors de cet examen afin de trouver un compromis sur votre ressenti et la qualité d’examen.

Le radiologue va analyser méticuleusement la mammographie. Cette lecture rigoureuse nécessite un regard d’expérience. Le médecin-radiologue va examiner le tissu mammaire en détail et va comparer celle-ci avec le côté opposé ainsi qu’avec les anciens clichés. De plus, il observe l’évolution de la glande mammaire dans le temps grâce aux clichés des années précédentes. Afin d’éliminer toute subjectivité dans l’interprétation des résultats, deux lectures par des médecins radiologues différents sont réalisées. Dans le cadre du dépistage, la lecture d’un troisième médecin radiologue est préconisée lorsque les précédentes lectures ne concordent pas. C’est là, l’atout majeur du dépistage organisé. Le médecin radiologue analyse les 4 principales régions présentées sur l'image ci-dessous. 

C’est afin de mettre bien en évidence ces zones que le professionnel doit positionner rigoureusement le sein sur la plaque du mammographe.

Des micro-calcifications

“Les microcalcifications sont de minuscules dépôts de calcium dans le sein. Une seule microcalcification peut se développer ou bien plusieurs peuvent former une grappe dans une région du sein. Quand les cellules du sein se développent et se divisent, elles fabriquent plus de calcium. C’est pourquoi les microcalcifications apparaissent souvent dans une région du sein où les cellules se développent et se divisent. Lorsque les cellules sont plus actives dans une certaine région du sein, cela peut signifier qu’il y a des cellules cancéreuses dans cette région. Il est possible que les médecins examinent la grappe de microcalcifications, mais la présence de microcalcifications ne signifie pas que vous êtes atteinte du cancer.” (Société Canadienne du Cancer, 2019)

Des opacités / masses

Ce sont les anomalies les plus souvent observées sur la mammographie. Elles sont analysées de par leur structure, leur forme et leur densité. Le radiologue constate aussi sa présence sur l’autre incidence complémentaire ou non. La mise en évidence de toutes les caractéristiques de l’opacité permet de définir s’il s’agit d’une lésion bénigne ou suspecte. Cette évaluation nécessitera un examen complémentaire afin de bien identifier la nature de l’opacité. (Par échographie ou par mammographie en tomosynthèse du sein concerné)

Des distorsions de l’architecture

C’est une image donnant l’impression d’une convergence du tissu normal vers un foyer central. Elle peut être dûe à une cicatrice chirurgicale, à une superposition de tissu dense ou à une modification fibro-kystique. Qu’il s’agisse d’une asymétrie ou une distorsion architecturale, il est utile de compléter la mammographie par un examen complémentaire (incidence complémentaire, tomographie, échographie, IRM)

La mammographie est la modalité la plus sensible dans la détection des microcalcifications et c’est aussi celles-ci que les médecins recherchent car elles peuvent être précurseurs d’un cancer (selon leur morphologie, distribution et projection dans l’espace). L’ultrason est le premier examen complémentaire. A différence de la mammographie, l’échographie permet d’éviter les superpositions du tissu mammaire et de distinguer les différents tissus présents. Par conséquent, l’échographie devient pertinente chez les participantes avec une densité de sein élevée. L’IRM est le deuxième examen complémentaire. Il devient nécessaire lorsque les résultats d’une mammographie et des échographies ne sont pas concluants. Il existe des indications claires à la réalisation de cet examen car c’est un examen long, la position dans la machine est complexe et, dans la majeure partie des cas, nécessite une injection de produit de contraste.

Si l’on compare une mammographie avec une source de rayonnement naturelle courante dans notre vie, nous remarquons que cette dose est semblable à un séjour de 6 semaines à plus de 2000 mètres d’altitude. L’Office Fédérale de la Santé Publique (OFSP), autorité compétente en matière de rayonnements ionisants en médecine, dans l'industrie, la recherche et la formation, considère ce risque comme étant minime en comparaison à l’irradiation naturelle et à l’apport diagnostique que cet examen peut amener. La mammographie permet un diagnostic précoce (avant même la palpation) donc des investigations moins lourdes autant physiquement que psychologiquement pour la personne. La dose appliquée ne devrait pas être un frein à la prévention du cancer du sein par la mammographie de dépistage.

Les Techniciens en Radiologie Médicale

Les professionnels effectuant les mammographies dans le cadre du dépistage sont des Techniciens en Radiologie Médical ayant effectué et obtenu une spécialisation en mammographie de dépistage. Afin de garantir continuellement une qualité optimum, ces professionnels de la santé doivent effectuer plus de 300 mammographies par année, sont évalués annuellement et suivent des formations continues.

Positionner le sein en respectant la morphologie de la participante n’est pas chose aisée. Dans le court laps de temps que dure cet examen, il nous faut créer un lien avec la femme et être à son écoute. Le/la Technicien(ne) en radiologie réalise, pour chaque participante, des compromis afin de réaliser des clichés selon des standards de qualité rigoureux et obtenir un ressenti positif de cette dernière à l’égard de l’examen.

Les Radiologues

Le médecin radiologue interprétant les mammographies venant du Centre de Dépistage doit remplir certaines conditions, tels qu’un nombre de lecture minimal par année (500) mais surtout être agréer au Centre de Dépistage du Canton où il exerce. Des formations, des conférences et des évaluations sont régulièrement organisées pour améliorer leurs performances dans la détection des cancers du sein.

La technique utilisée est identique c’est-à-dire qu’il sera réalisé deux clichés sur chaque sein avec un mammographe. Cependant, les différences sont d’ordres organisationnels. Les voici :

 

  • Résultats :

Dans le cadre du dépistage, il se fait par courrier quelques jours après l’examen. Tandis qu’en mammographie dite « conventionnelle », la rencontre avec le médecin radiologue en fin d’examen permet d’obtenir, dans certains cas, le résultat de manière orale.

 

  • Les coûts :

Dans le cadre du dépistage, la grande partie des coûts sont pris par la Confédération. La participante paye une somme symbolique d’environ 20.- francs CH. Tandis que les couts de la mammographie conventionnelle sont pris en charge exclusivement par l’assurance maladie de la personne qui est dépendant de la franchise contractée (Selon le site, les prix peuvent varier de 200.- à 300.- )

 

  • Nombres de lecture et exigences dans les standards de qualité

Dans le cadre du dépistage, il y a plusieurs acteurs. Quand les résultats différents, il y a jusqu’à 3 médecins radiologues spécialisés en sénologie qui analysent les images. De plus, les TRMs respectent et sont évalués sur la base de standards de qualité annuellement. En mammographie conventionnelle, l’examen est sous la responsabilité du médecin radiologue et du gynécologue qui prend en charge la patiente.

Cancer du sein: une étude pour évaluer un dépistage personnalisé

                                  télécharger l'article intégral en pdf

Que faire lorsqu’une mammographie de dépistage est positive?

Quelques informations sur les radiations

Témoignage de patiente

"Et petite anecdote de ce jour-là : entre deux mammographies je dis à la technicienne : ça doit être bizarre « d’écraser » des seins toute la journée…. Elle me répondit en riant : "oooh vous savez, parfois, je n’ose pas dire le métier que je fais..." 

Retrouvez ici l'intégralité de son témoignage